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78,3 % des entreprises européennes n'ont pas encore pris de mesures pour améliorer une qualité logicielle sous-performante Une enquête révèle que les entreprises peinent à lancer des initiatives qualité Archives :2000 2001 2002 2003 2004 2005 2007 2008 Sèvres, le 3 Mai 2006 - Une enquête menée par Compuware révèle que les entreprises européennes négligent la qualité lors du développement de leurs applications. 78,3 % n’appliquent pas régulièrement une méthodologie formelle d'assurance qualité (QA). On ne s'étonnera donc pas que presque la moitié (49 %) de ces entreprises n'aient pas recours à un programme qualité tel que CMM ou Six Sigma pour leurs procédures de développement applicatif. Résultat : elles se trouvent dans l'incapacité d'assurer une amélioration de la qualité de leurs produits. Ne pas mettre en œuvre un programme qualité a un impact négatif, notamment en termes de cohérence : 44,5 % des entreprises déclarent que la qualité n'est pas gérée au niveau de l'entreprise, mais du département. De surcroît, ces entreprises emploient des méthodologies de qualité différentes. "L'échec d'un projet informatique coûte très cher aux entreprises. Les analystes spécialisés dans l'informatique estiment que la moitié des projets n'atteignent pas les objectifs fixés. Dans la plupart des cas, on peut incriminer une mauvaise qualité applicative et ce, dès le début du cycle de développement. Pour réduire le risque d'échec et la perte de bénéfices, il est donc nécessaire d'améliorer la qualité des applications. Pourtant, l'enquête révèle que la qualité figure rarement - voire pas du tout - dans la liste des priorités des entreprises. C'est une sorte de cercle vicieux qui se traduit par une baisse des bénéfices pour de nombreuses sociétés. Tant que ces dernières n'admettront pas que la qualité est une des clés du succès, elles resteront enfermées dans ce cercle vicieux", conclut Sarah Saltzman, Solutions Manager chez Compuware. "Une assurance qualité efficace consiste à comprendre et à déterminer les risques, ce qui exige de connaître les données d'entrée de l'entreprise et des utilisateurs. Le fonctionnement en silos implique que les équipes de développement n'obtiennent pas le niveau de données nécessaire à une évaluation correcte des risques. Résultat : les entreprises continuent à gaspiller des millions d'euros dans des projets de développement qui n'aboutiront jamais." Cette enquête démontre que les entreprises n'accordent pas à la qualité l'importance qui lui est due. Premier choc : presque un quart (23,9 %) des entreprises interrogées admettent que leur équipe QA n'est pas constituée de personnes formées et expérimentées. Dans 30,5 % des cas, le personnel de l'équipe QA est expérimenté et formé, mais n'est pas encadré par un chef d'équipe à temps plein. Le fait - inquiétant - que tant d'équipes QA soient peu ou mal formées les empêche (dans 42,4 % des cas) de capturer les métriques de travail susceptibles d'être utilisées pour améliorer la qualité logicielle. 12 % des entreprises admettent qu'elles capturent effectivement ces métriques mais qu'elles ne les consultent pas. Seulement 14,1 % des entreprises disent avoir mis en oeuvre un plan formel d'amélioration de la qualité applicative, avoir procédé régulièrement à des analyses post-déploiement et avoir pris des mesures en fonction des résultats obtenus. "Pour améliorer la qualité des logiciels, il est essentiel que la qualité soit perçue comme critique par le haut management. Je suis sidérée par le nombre d'équipes QA n'ayant ni formation ni expérience. Aujourd'hui, on a l'impression que les développeurs sont condamnés à faire et refaire les mêmes erreurs. Pour que la qualité devienne une des priorités des entreprises, les développeurs doivent apprendre à parler aux cadres dirigeants dans un langage que ces derniers puissent comprendre. Il leur faudra également prouver que le développement n'est pas un trou noir mais bien une fonction s'efforçant d'améliorer ses processus à chaque instant pour pouvoir dégager des bénéfices tangibles. Pour y parvenir, il faut viser la maturité de la qualité. A un niveau très basique, cela signifie qu'il faut capturer les métriques de travail et systématiser leur application, former le personnel et adopter une approche cohérente de gestion de la qualité à l'échelle de l'entreprise", poursuit Sarah Saltzman. Cette enquête a été menée par Compuware sur les plus grandes entreprises du secteur informatique en Europe, en février 2006. 184 directeurs informatiques ont participé à cette enquête. |
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