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Compuware assure la qualité des applications de Zurich France.
Dans le cadre de sa migration vers une architecture client-serveur, Zurich
France a fait appel aux solutions QACenter et Vantage proposées par Compuware.
D’origine suisse, le groupe Zurich est le troisième assureur en Europe, et fait partie des 10 premiers groupes mondiaux de gestion de fonds et patrimoine. Il compte un effectif de 70 000 personnes dans le monde à travers une implantation dans 60 pays, et réalise un chiffre d’affaires de 67 milliards d’Euros.
En France, la société possède un effectif de près de 900 collaborateurs, et commercialise ses produits d’assurance et d’épargne, aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises et aux professions libérales, via un réseau de 300 agences réparties sur le territoire.
L’assurance non Vie représente en France 55 % des cotisations émises par la société, dont le montant total s’élève à près de 600 Millions d’euros.
En 1998, la direction informatique, sous la houlette de Pierre Bélardi, décide de faire évoluer son système de gestion des contrats basé sur un mainframe Bull et de passer à une architecture client-serveur.
Deux grands projets sont initialement définis pour mener à bien cette évolution stratégique : · PAP (Production Automobile Particuliers) destiné à l’assurance des particuliers ; · PEP (Projet Entreprise Production), pour les risques d’entreprise.
L’ampleur du projet dépassant largement ses propres ressources, Zurich décide de faire appel à une SSII : Cap Gemini Sogeti. En effet, la réalisation de ce grand chantier représente plus de 5 000 jours de maîtrise d’œuvre.
« Ayant décidé de développer de toutes nouvelles applications, il était évident que notre équipe de 15 informaticiens pour le projet PAP n’était pas suffisamment étoffée pour un projet aussi lourd, et qu’il nous fallait confier à un sous-traitant une partie de la charge de travail ; nous avons eu jusqu’à 40 personnes de chez Cap à certains moments », déclare Pierre Bélardi, directeur du service Informatique et Organisation de Zurich France.
Les applications client étant destinées à fonctionner sous Windows NT, Zurich choisit l’environnement de développement PowerBuilder, solide et éprouvé, tandis que le SGBD retenu est DB2 d’IBM.
Dans la mesure où Zurich a pris l’option d’un client lourd pour ses 300 utilisateurs répartis en région parisienne et en province, la question de l’intégration de ces applications dans le système d’information et surtout de leurs performances une fois en production a rapidement fait partie des préoccupations de Pierre Bélardi.
« Je sais d’expérience que, même très proprement développée, une application peut souffrir de problèmes de performances, une fois intégrée dans son environnement définitif et mise en production, » précise-t-il. « Et ces problèmes se font jour, bien évidemment, une fois la recette effectuée, lorsque l’on n’est plus couvert par la garantie du prestataire. »
Afin de prévenir ce risque, Zurich décide de faire appel à des outils de mesure de performances pour ses deux projets PAP et PEP.
Courant 2000, alors que la partie étude est achevée, et que les premiers développements sont en cours de réalisation, Zurich choisit les solutions préconisées par Compuware : · QACenter, pour les tests fonctionnels d’intégration et de charge, · Vantage, pour le déploiement et l’administration.
Très ambitieux, l’objectif du plan de test consiste donc à vérifier, non seulement le comportement des applications conçues et développées en grande partie par Cap Sogeti, mais également le nouveau système de gestion de base de données DB2 appelé à gérer 400 000 contrats, et enfin à appréhender la mise en place de l’environnement des applications et des serveurs de production.
Outre les nouvelles applications développées pour la nouvelle architecture client-serveur, il s’agit également de transférer les 400 000 contrats de l’assureur depuis le mainframe vers le serveur sous DB2, ce qui représente plus de 8 Go de données.
Mise en place d’une équipe de tests dédiée
Une équipe de tests dédiée est constituée dès l’année 2000. Une première phase préparatoire, d’une durée de 30 jours, permet de mettre en place les plates-formes de tests, créer et charger la base de tests, enregistrer les scénarios, vérifier et automatiser les scripts après correction des applications ou du système. Elle est suivie d’une phase de réalisation, d’une durée de 15 jours, destinée à simuler la montée en charge progressive des applications et du système, à mesurer et interpréter les données obtenues par les sondes, puis à apporter les mesures correctives et à en mesurer l’impact.
Aujourd’hui, le projet PEP est en production et donne entière satisfaction, tandis que le projet PAP est en fin de déploiement (dernières agences prévues pour fin avril 2002).
« Les tests de charge ont prouvé leur efficacité et sont devenus incontournables pour toute nouvelle réalisation » résume Pierre Bélardi. « Ils constituent une démarche qualité importante et ont permis de rassurer tous les acteurs de ce projet, y compris notre prestataire extérieur qui a très bien accepté les arbitrages suggérés par les outils Compuware ».
Le rêve du directeur informatique réalisé
Une fois recettées, les applications sont gravées sur CD et envoyées dans les 300 agences. Il faut compter en général une bonne dizaine de jours entre le moment où l’application est validée et celui où elle est effectivement installée et opérationnelle sur le poste client. Il est donc hors de question, dans ces conditions, de prendre le risque d’envoyer aux agences des mises à jour qui pourraient ne pas apporter les fonctions attendues ou être moins performantes que la version précédente.
Dans la mesure où la cellule de tests existait, la direction informatique de Zurich a décidé de mettre en place un atelier de recettage automatique, destiné à assurer la non régression des applications et de leurs évolutions.
« La constitution de cet atelier est la concrétisation d’un vieux rêve : industrialiser les tests de non régression. Ce point est particulièrement crucial en architecture client-serveur, car il faut savoir que chaque fois que l’on met une application en production, ou que l’on modifie une application, on se trouve systématiquement confronté à des problèmes de régression, de performances, si ce n’est de fonctionnalités », indique Pierre Bélardi.
Les tests : une démarche qualité
Outre la mesure des performances et de la non régression des applications, la systématisation des tests, même après le déploiement et la mise en production, permet de gérer en profondeur la qualité des applications destinées aux agences, notamment au niveau du contrat qui, même s’il ne représente que la partie émergée de l’iceberg, n’en constitue pas moins la vitrine de l’assureur pour le client. Les tests sont donc réalisés jusqu’au niveau de l’édition du contrat, afin de s’assurer que les impressions sortent correctement.
L’atelier de recettage automatique est ainsi appelé à travailler de façon horizontale, c'est-à-dire non plus seulement pour les projets PAP ou PEP, mais pour l’ensemble du service informatique de Zurich.
« Cette démarche n’aurait pas été possible sans les outils proposés par Compuware. Nous nous sommes maintenant complètement appropriés les applications, et la maintenance et tous les nouveaux développements sont désormais effectués en interne. Maintenant que ces projets sont proches de leur aboutissement, nous envisageons l’extension des tests à d’autres applications », conclut Pierre Bélardi.
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